Origines du village
 
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Le nom.

Appelée au XIV° siècle Oratium super Bubulam, Oratorio, Capella de Oratorio, cette paroisse devait être à l’origine une chapelle privée établie sur un grand domaine, sans doute de type Villa Carolingienne.
Quant au domaine originel, il n'en reste aucun indice.

 

Les vieux chemins.

Deux voies anciennes peuvent servir de piste.
Un vieux chemin appelé " chemin des Ris ", passant à un peu plus d’un kilomètre du bourg actuel, conduisait à la Bouble, principale rivière de la commune, et à Boutevin, situé sur l’autre rive.
Ce chemin passe par le lieu dit " la Font des Seus ". Le parler local d’origine occitane indiquerait une source (fontaine) des seu (soeus) mais dans un sens de parenté ou alors " fontaine des saules " ?

Le vieux chemin dit d’Ebreuil à Montmarault traverse la commune dans la direction générale Sud Nord dont certains tronçons portent, de tradition, le nom de voie romaine.
Du hameau de Boucé, cette voie se dirigeait vers la Motte puis se confond avec l’actuelle route d’Echassières. Du carrefour avec la route des Bideaux, ce chemin coupé par la voie de chemin de fer, suivait un tracé rectiligne jusqu’aux Tiélayes (Tchalâille) en logeant la pêche Picton.
A partir du bas du bourg, il a été recouvert par la route (CD 185) et passait aux Mutteaux. Longeant les parcelles nommées Les chatelards, il plongeait ensuite vers la Bouble en passant par la Verrerie. C’était un chemin de crête.
A partir de la Verrerie, il longeait la rivière jusqu’au moulin Berthon. La bouble était franchie par un gué (actuellement il y a une passerelle) et sortait de la commune vers la Faye et la commune de Vernusse.
Surplombant le moulin Berthon se trouve une parcelle appelée "Chateau Gaillard". Des vieux chemins conduisent aux hameaux de Villard et la Villette.
Cet ensemble de toponymes laisse entrevoir une implantation du haut Moyen-âge.

 

Exploitation d’étain.

Ce minerai était utilisé pour la fabrication du bronze.
Plusieurs chercheurs du siècle dernier ont signalé dans le massif de la Bosse de nombreuses excavations de forme circulaire de vingt à trente mètres de diamètre, et l’un d’eux - Bertrand - précisait qu’il avait trouvé, dans la forêt des Colettes, des meules en arkose qui servaient aux gaulois à broyer les quartz kaoliniques pour en extraire l’étain.

 

Eglise et châteaux.

L’église, du début du XII° siècle, correspond à une étape décisive du développement de Louroux, même si elle n’est pas à l’origine du village.
Si au lieu dit "la Motte" a vraiment existé une motte féodale, celle-ci a pu jouer un rôle de fixation de la population dans cette zone mais à quelle époque ? XII°, XIII° siècle ?
 

Le château de Talayat est vraisemblablement apparu fin du XIII°, début du XIV° siècle. En tout cas, Perrin de Talayat, damoiseau, fils de feu Robert, avoue « l’hotel et la terre seigneuriale de Talayat » en 1325.

Le château de Boutevin fut édifié au XV° siècle.

Il semble donc que de petits seigneurs puis des bourgeois (Marquefaille, Luzet) aient établi leurs pouvoirs à Louroux en cette fin de Moyen-âge par la possession des terres qu’ils ont données à défricher à des groupes de paysans.