Saint Laurent
de Louroux-de-Bouble
Paroisse
faisant partie de l’Archiprêtré de Chantelle et de l’Archevêché
de Bourges, cela jusqu'à la formation de l’Evêché
de Moulins en 1822.
Edifice remontant au 12e siècle
Bien que l’église soit postérieure à l’origine
de la paroisse, elle matérialise une étape importante
de son développement :
LOUROUX vient d’oratoire
LOUROUX-DE-BOUBLE = ORATOIRE au dessus de la Bouble
L’église de Louroux a été placée au début
sous le vocable Saint Martin (Evêque de Tours), puis au 18e siècle
sous celui de Saint Eutrope et enfin sous celui de Saint Laurent.
Histoire 
Les registres paroissiaux, archives de la commune
débutent en l’an 1631.
Le dernier curé résidant à Louroux quitta la commune
en 1931.
L’église de Louroux était entourée par un cimetière.
En 1849 Translation
du cimetière
1853 Le clocher menace ruine
1873 Dallage de l’église
1874 Achat de l’autel de la Sainte Vierge
1879 Réparation du clocher
1913 Baptême d’une des deux cloches. Parrain : Mr Fernand
Bourilhet Marraine : Melle Sarrasant
1958 Le Christ en hêtre, datant de plusieurs siècles,
placé sur le Maître Autel est restauré.
1960 Electrification des cloches.
1972 Restauration de l’intérieur de l’église grâce
à un don de Mr J. Masson selon le vœu de son épouse née
Alice Boy.
Ensuite restauration
extérieur de l’église.
Description
L’église
de Louroux-de-Bouble se présente actuellement sous les traits
d’un édifice roman, remontant pour l’essentiel au 12e siècle,
remanié à la fin de la période romane, et au 16e
siècle.
L’ordonnance différente des deux cotés de la nef est le
fruit de reprise dans la construction ; le mur sud en particulier a
été remanié pour ouverture de fenêtres successives.
On peut se demander si la façade n’a pas été remaniée
elle aussi, raccourcissant la nef (arcades coupées butant sur
le mur de façade).
Les bras du transept primitif ont été remplacés
par deux chapelles seigneuriales (Seigneurs de Boutevin et de Talayat),
de plan rectangulaire , couvertes de berceau frisé. Celle du
nord s’ouvre par un arc porté sur des pilastres avec chanfrein,
alors qu’au sud, nous trouvons des colonnes à demi-engagées
avec dosserets et chapiteaux à dessin géométrique,
très frustes en raison du matériau employé. On
notera la fausse voûte de la nef, apparemment du 19e siècle,.
Le clocher, enfin, massif est moderne (19e siècle).
Les travaux de restauration intérieur entreprise en 1972 (Abbé
Duteil) ont été conduits sans plan préétabli,
avec le parti pris d’avancer au gré des découvertes révélées
par le ravalement de l’édifice en son ensemble ; et ainsi sont
apparus et ont été restaurés :
Le chœur avec l’ouverture de l’immense fenêtre du chevet,
transformé au siècle dernier en oeil-de-bœuf. L’embrasure
de cette fenêtre conserve une partie de sa décoration polychrome
du 14e siècle. L’ancien autel, ou du moins sa table, a été
dégagé de sa vulgaire base de maçonnerie et porté
sur un fût cylindrique (venant de la ferme modèle du château
de Nades, propriété du Duc de Morny), est devenu l’autel
du Saint Sacrement. A sa gauche, on a découvert une ancienne
armoire murale (selon toute vraisemblance à destination eucharistique).
La
nef a retrouvé au nord, l’admirable série de ses arcades
aveugles, aux pierres alternativement gris et ocre. A cette fin, on
a supprimé l’ancien massif du placard fond baptismaux (Pierre
en entrant à gauche par la grande porte). Au sud, même
ordonnance, mais défiguré par le percement des fenêtres
successives actuelles. A remarquer la découverte et la réouverture
de l’élégant passage donnant directement accès
de la nef à la chapelle sud.
Chapelle
sud : dégagement du sommet d’une embrasure derrière
l’autel (apparemment une fenêtre condamnée lors de la construction
de la sacristie actuelle).
Chapelle
nord : découverte d’une niche prés de l’autel, et
réouverture d’une petite fenêtre romane donnant vers l’est.
Aménagements
mobiliers 
Le sanctuaire a été exhaussé
d’un emmarchement en bois, portant un autel en bois lui aussi, destiné
à la célébration habituelle face à l’assistance.
Pose de vitraux
dans les fenêtres : du chevet du chœur et les deux fenêtres
de la chapelle Nord.
Existait déjà dans la chapelle sud le vitrail
« Etoile du Matin » réalisé en 1968 par
Pierre Lafoucrière, avec l’allégorie
suivante
Allègement du confessionnal et redistribution des statues
avec le souci de ne conserver que les objets de valeur.
Réfection totale de l’éclairage et du chauffage.
Le « Chemin de Croix »
réalisé par Pierre Lafoucrière
en 1975 a la même texture que l’œuvre exécuté par
le même auteur pour la chapelle de l’Ermitage Notre Dame des Voirons
à Boëge (Savoie prés d’Annemasse), œuvre actuellement
au Musée d’Art contemporain au Vatican (Salle 51) inauguré
par Paul VI ~- 1974.
Telle se présente, aujourd’hui, l’église de Louroux-de-Bouble,
rajeunie, ayant retrouvé dans son ensemble sa grâce et sa
majesté native et aussi sa dignité de Maison du Peuple de
Dieu.
Le Calice de l’église porte l’inscription : « Donné
par S.M. Napoléon III à l’église de Louroux-de-Bouble
1870 » |